degré cep

le vin en bref

par La rédaction - 9 oct. 2019

fûts divers

T'ES BIO OU BIEN ?

C’est sur les hauts de Fully (Canton du Valais), depuis le domaine de Marie-Thérèse Chappaz (Activmag oct. 2017), et sous l’impulsion de cette pionnière de la biodynamie en Suisse, qu’a été lancé, le 23 septembre dernier, un label destiné à regrouper les vins valaisans respectueux de l’environnement. Afin de l’obtenir, les vignerons doivent accepter les exigences de la démarche «13 étoiles», un processus engagé pour 13 ans. Pourquoi 13 ans ? Parce que si Marie-Thérèse Chappaz, elle, pourra apposer le logo de la marque sur toutes ses bouteilles dès son prochain millésime, il lui a fallu bien des années pour convertir, parcelle par parcelle, son domaine en biodynamie. Par fairplay, elle laisse donc le temps à ses collègues de faire le ménage. Mais sans traîner quand même : en gage de bonne volonté, il doivent, au bout des trois premières années, produire un raisin répondant aux critères de la viticulture biologique, sans engrais ni produits phytosanitaires de synthèse, et sans désherbant. Chapeau Chappaz !

 

HERBE DE JEUX

Il n’y a pas que les grappes d’altesse qui s’épanouissent sur les coteaux de Marestel, dans les lignes du domaine Dupasquier, à Jongieux (Activmag oct. 2018). Les coccinelles, les coquelicots et les lézards y prospèrent aussi. Cette diversité lui a donc valu, en janvier 2019, de décrocher la certification Haute-Valeur Environnementale (HVE). Elle valorise le travail des agriculteurs qui tiennent compte de l’ensemble des zones naturelles présentes sur leur exploitation : rangs enherbés naturellement, haies en bout de parcelles, murets habitats naturels des vipères et couleuvres, arbres où nichent les oiseaux… Ce dispositif encore méconnu date pourtant de 2012. A ce jour, seules 8 exploitations, dont 6 viticoles, sont certifiées HVE sur les deux départements savoyards.

 

CHAU-VIN ?

Et bien oui, un peu quand même ! Alors par où commencer, dans la pluie de récompenses et reconnaissances que nos vignerons savoyards ont récoltées ?

  • 2019 a bien commencé pour le jeune Matthieu Goury et son domaine de Chevillard à St Jean de la Porte (Activmag oct. 2018) : la Revue du Vin de France (RVF) lui a en effet décerné le Prix de la Découverte de l’année.
  • Dans son prestigieux Guide Vert paru en septembre, la même RVF a décerné une 2e étoile (sur 3) au domaine partagé du facétieux Gilles Berlioz (Activmag oct. 2018). Ils n’étaient que 28 domaines, sur l’ensemble des vignobles français, à décrocher cette distinction dans l’édition 2020.
  • Dans les pages de l’autre Bible du vin, le fameux Bettane et Desseauve, ce sont les frères Denis et Didier Berthollier (Activmag oct. 2018), du domaine la Combe des Grands Vignes qui gardent leurs 2 étoiles. Leur Chignin et Chignin-Bergeron ont également intégré la Cave de l’Ambassade de France à Tokyo. Kanpai ! (Santé ! en Japonais, si vous en doutiez…)

Alors ?... On n’est pas peu fières de nos/leurs vins !

 

TU VIN SI TU VEUX !

Vous faites quoi le 12 juillet 2020 ? Pourquoi ? Parce qu'il y a apéro, tiens ! Et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit du «Plus Grand Apéro du Monde dans un vignoble». C'est en tout cas le souhait du vigneron savoyard d'Apremont Jérémy Dupraz, qui entend ainsi célébrer les 140 ans de son domaine viticole. La page internet créée pour l'occasion affiche déjà l'inscription de plus de 3 000 personnes. Le Guiness World Record ne communique pas de chiffre officiel, mais de précédentes manifestations du même genre auraient compté autour de 3 500 participants. Record à battre !

+ d'infos : https://www.facebook.com/events/226748248258115/

 

PORTO MASTERS

Vous vous y connaissez, vous, en Porto ? Et bien Bastien Debonno, le sommelier de Yoann Conte au bord du lac, à Veyrier-du-Lac, en a goûté quelques-uns au printemps dernier… Et il les a goûtés avec tellement de précision et de connaissance, qu’il fera partie des 9 candidats sélectionnés pour les épreuves finales de la 18e édition des «Masters of Port» à l’Ambassade du Portugal, à Paris, les 20 et 21 octobre prochains. Les finalistes devront se préparer aux épreuves d'identification des Vins de Porto évidemment, à une dégustation organoleptique (une analyse sensorielle, quoi… mais vous aurez appris un nouveau mot) et sa synthèse en temps limité, ainsi qu'un questionnaire portant à la fois sur la culture, la législation, l'histoire, les techniques viticoles (facile…). Pour finir, air du temps oblige, ils devront répondre à des questions spécifiques sur la consommation responsable. Le vainqueur obtiendra la reconnaissance de ses pairs, ainsi que de l’ensemble de la profession.

Plus d’infos : http://www.masterofport.fr

 

+d'infos : https://www.vindesavoie.net/

La rédaction