éditoLARAPORTEUSE

Lara Ketterer
Lara Ketterer
meneuse de revue
2 nov. 2018

une glace à la pus'tache...

J’en ai vu à la pelle se planter devant moi, me faire les yeux doux, la bouche en cœur - limite imposteurs -, tous en quête de projection… racket d’absolution, oui ! Puis soudainement filer, déserteurs laminés. Serais-je trop cash à leur tailler des costumes à la hache ? Pourtant, je ne fais que dans le sur mesure, mais sans fioriture… Sans juger, c’est juré. La vérité, en vérité, je la leur dis, la vie de ma mère - l’avis aussi - ! Mais pas celle qui fâche ? Seraient-ils trop lâches ? Un autre candidat au crash ?

J’attends le nouveau… il ne devrait plus tarder. Tiens, quand on parle du loup, on en voit… ciel ! Mais il est nu ! Et il n’a pas froid aux yeux, dirait-on. Il s’avance vers moi, roulant des mécaniques, torse bombé, ventre rentré, muscles bandés - ah… que les muscles d’ailleurs… -, sourire de winner, joystick de winter.

Il s’approche encore, distance de sécurité méprisée – Mmm… séquence de témérité maitrisée -, pas presbyte pour un sou, ni pressé pour le coup. Il fait l’indifférent, gagne du temps, joue les blasés, mais la viande est diagno’stickée braisée, et on le sait. Alors quoi ? Biaiser pour baiser ? Pas question de trafiquer les heures du compteur, juste lâcher le rétroviseur ! Sa confiance se re-beef. Barbaque is back. 

Le voilà qui reprend du poil de la bête ! Sérieusement, il aurait pu le lui laisser, son poil, lui qui en fait déjà un élevage prolifique, entièrement dé’velu à sa cause. C’est pas dieu possible, il doit y mettre tout son cœur, son corps, mais oups, visiblement plus sa tête… Eméché seulement de l’intérieur, il peut désormais craner calotte a’stickée.

Mais soudain, il fronce son unique sourcil – les deux ayant décidé de réunir leurs forces pour faire front commun -, s’approche lentement de moi, c’est l’émoi… Mais non, il ne va pas le faire ? Pas si près… Aaaah… OK, c’est de bonne guerre, en tout cas celle des boutons est déclarée. Fallait bien que ça explose un jour… C’est bien connu, le cash, ça tache (pus’tache!).

Car c’est toujours la même : il commande du vrai : « vas-y, balance ! », alors j’envoie du gros - et sans forcer le trait qui plus est -. L’image n’est pas conforme à ses rêves, Herbert… Ah, ça fache ? On veut briser la glace ? Mais je ne suis qu’un miroir, moi, et sans alouettes.

(euh, j’lui dit qu’il a un truc coincé entre les dents ?)