en chantier

urbanisme annecy
quartier des carrés

par Cécile Boujet De Francesco - 10 juin 2020

essaie encore !

SECTEUR JUSQU’ICI AUX BONS SOINS DE L’ÉQUIPE D’ANNECY-LE-VIEUX, LE QUARTIER DES CARRÉS A CHANGÉ DE «PROPRIÉTAIRE» DEPUIS LA CRÉATION DE LA COMMUNE NOUVELLE D’ANNECY. UNE CHANCE POUR LES PROJETS À L’ÉTUDE ? PAS SI SÛR...

Annecy-le-Vieux, avenue des Carrés. A gauche, le lycée professionnel privé l’ECA (Ecole Catholique d’Apprentissage), à droite le garage Peugeot et la station-service... «Liaison directe entre la plaine et la colline», ce quar- tier stratégique est amené à changer de visage.
De part et d’autre de l’avenue, les actuels occupants veulent partir. L’ECA, propriétaire du terrain, voudrait se rapprocher de l’Iseta (le lycée agricole), a priori en répartissant ses formations entre les sites de Poisy et de Sevrier. Elle travaille avec deux opérateurs pour aménager ce site. Ce qui est prévu : 90 logements, des résidences seniors et services liés, un établissement médico-social, une «transition paysagère» et du stationnement.
En face, c’est plus compliqué. Aux attentes de Peugeot particulièrement difficiles à satisfaire -250 places de stationnement goudronné pour exposer des véhicules d’occasion, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval et encore moins à Annecy! -, il faut ajouter la vaste copropriété du clos du Buisson, ses bailleurs sociaux et sa nuée de copropriétaires privés. Côté aménagement, une centaine de logements et le maintien de la station-service sont prévus.

MANQUE DE VISION ?

Pour parfaire le décor : l’ECA semble aussi pressée que Peugeot prend son temps pour trouver son nouvel emplacement (ailleurs qu’à la Pilleuse, jugée trop cher). Le tout placé sous le résultat des Municipales.
Si la Ville considère aujourd’hui ces deux projets séparément, des voix dans l’opposition aimeraient qu’elle envisage de traiter les deux opérations comme une seule, et créer un écoquartier. Pour ces partisans d’une vraie réflexion d’urbanisme, l’opportunité est extraordinaire. Un site qui pourrait devenir une sorte de centre-ville, mieux desservi qu’il ne l’est par les transports en commun et combinant logements et espaces verts et boisés. Bien articulé avec le secteur de la MJC, via un cheminement piétonnier, il formerait un vrai quartier au pied du clocher roman ancilevien. La bonne nouvelle pour ces dissidents, c’est que rien n’interdit la future Municipalité de lancer une DUP (déclaration d’utilité publique) et d’acheter les terrains. A suivre...