j'ai testé...

j'ai testé
le sh'bam

par Mélanie Marullaz - 30 janv. 2018

rythm'n bouge !

Sh’bam... Pow, blop, wizz? Ben oui, réflexe conditionné, y’a mon Gainsbourg qui ressort. Quelque chose me dit pourtant que l’homme à la tête de chou n’a pas grand-chose à voir avec cette variation sur le
 thème du fitness. Le sh’bam – prononcez... Comme
 vous pouvez - , c’est du sport, et ça se danse.

Autant le dire tout de suite, l’ambiance lycra-fluo, avec surenchère de mollets galbés et excès de dopamine, c’est moyennement mon truc. A l’entrée de la salle principale de ce gigantesque centre de loisirs, perdue dans mon jogging gris et mon t-shirt ample - une incongruité vestimentaire au milieu de tous ces textiles techniques - je flippe.

Devant moi, des nanas qui ont l’air en colère, invectivées par une autre nana qui a l’air encore plus en colère qu’elles, donnent des coups de pieds dans le vide - qui, pourtant, ne leur a rien fait. Mais ma salle est quelques mètres plus loin.

Soupir de soulagement. Y entre d’ailleurs une belle diversité de profils, âges, morphologies et tenues, accompagnée par Thomas, notre jeune coach. “C’est un cours fun, dansé, on ne se prend pas la tête”, rassure-t-il. “On ne vous demande pas de faire le mouvement à l’identique, mais de passer un bon moment en transpirant, en faisant du sport et en brûlant des calories.” L’entrée en matière est sécurisante.
 

BOOTY CAMP

Le Sh’bam, c’est l’un des derniers-nés de Les Mills, le géant néo-zélandais du fitness, à l’origine d’une douzaine de programmes de cours collectifs chorégraphiés : BodyPump, BodyCombat, Body Shop, ah non, pas celui-là... Ici, aucun pré-requis, aucune expérience nécessaire,  zone sans égo», précise même le site internet, personne ne nous regarde. Même pas nous d’ailleurs, puisque nous tournons le dos au miroir. Et c’est très bien comme ça.

Thomas lance la musique, différents tubes du moment remixés sur lesquels il enchaîne une série de mouvements assez simples. “On ne parle pas beaucoup de technique, mais plutôt d’ambiance et d’univers. Il faut avoir un peu la notion de rythme, mais on peut rapidement s’amuser.” C’est vrai, je m’emmêle un peu les pinceaux, mais rien de décourageant. Il faut dire que la danse, ça par contre, c’est mon truc, du tutu au dancefloor, j’ai quelques bases. Cependant, même pour des profanes, les chorégraphies sont tout à fait accessibles, il y a des pics cardio et des moments un peu plus intenses sur le bas des jambes, sans rien de douloureux, d’astreignant. Tout le monde s’en donne à cœur joie, en poussant régulièrement des cris d'auto-encouragement. On se lâche, on se secoue le booty.

ALORS ON DANSE...

Avec 13 morceaux pour 45 minutes de cours, tout est parfaitement calibré: s’il s’est trompé, Thomas ne peut pas recommencer, il doit avancer. Chaque trimestre, comme tous les coaches certifiés pour cette activité, il reçoit une nouvelle «édition», les nouvelles chorégraphies que tous les Sh’bamers apprennent en même temps où qu’il soient dans le monde; au bout de 6 semaines, il peut la panacher avec des éditions précédentes, à condition de conserver la structure du cours. Du coup, si j’ai commencé à suivre une session à Neydens, je peux partir en vacances à Auckland, et continuer la même session avec Rachael Newsham, la Sh’bameuse en chef... Enfin là, quoi qu’on en dise, il y a du niveau.

Impression finale? J’ai transpiré, et pourtant, je n’ai pas la sueur facile. Mais surtout, j’ai eu la banane du début à la fin. Alors à défaut d’aller me trémousser sur une vraie piste de danse, au milieu d’une bande de boutonneux qui me regardent comme leur tante, avec un mélange de gêne et d’incompréhension, je vais peut-être bien opter pour le Sh’bam, j’y ferai Wizz sans complexes...

+ d’infos : www.vitam.fr

©Les Mills