j'ai testé...

jeûne et jolie

par Delphine Guilloux - 19 juil. 2019

stage de jeûne

« TU ES DINGUE ? JAMAIS JE NE POURRAIS FAIRE ÇA ! CE N’EST PAS MAUVAIS POUR LA SANTÉ ? TU ES MASO MA FILLE OU QUOI ?? » VOILÀ LE GENRE DE CHOSES QUE J’AI ENTENDUES AVANT DE ME LANCER DANS MA SEMAINE DE JEÛNE.

Je me voyais déjà vivre un enfer : pensez-vous, ne rien ava- ler de solide pendant 5 jours pleins, en plus des 3 jours avant et après uniquement avec des fruits et légumes cuits. Moi qui ne dis rarement non à un bon petit plat, et pour qui sauter un repas est un sacrifice surhumain !
Telle une condamnée promise au bûcher, une semaine avant le départ pour le centre de jeûne, je me suis accordé un dernier verre de vin, suivi de mon dernier café le lendemain matin. Puis, il a fallu arrêter la viande et les produits laitiers. Un mal de tête lancinant s’est installé, accompagné d’une humeur disons tatillonne... Je n’étais pas à prendre avec des pincettes ! Enfin, il a fallu attaquer les 3 jours légumes et fruits cuits. Les maux de tête ont alors laissé la place à des sensations de faim au cours de la journée, calmées par un verre d’eau.

J’arrive le dimanche soir au centre de jeûne, délestée de 2 kilos, mais totalement angoissée à l’idée de ne plus rien avaler. Dans quelle galère je me suis mise ?

Après un entretien avec un médecin généraliste, je suis déclarée apte à faire mon jeûne. Impossible de faire marche arrière ! Bruno, le directeur du centre nous distribue alors du chlorure de magnésium à boire avant d’aller se coucher. C’est absolument immonde, mais je m’exécute... Cela permet de vider les intestins, et de cette manière, éviter la sensation de faim.

Le lendemain matin, réveil à 4h50 : je cours aux toilettes... La vidange est visiblement enclenchée ! Je tente de me rendormir, mais en vain...
Un peu comme à l’armée, le déroulement des journées est invariable :
9h00 : cours de Pilates ou de Yoga
9h30 : nous avons droit à une merveilleux jus de pommes, carottes, céleri, gingembre. Hummm, le meilleur moment de la journée! Je déguste pour faire durer le plaisir le plus possible !
10h00 : c’est parti pour 3 heures de randonnée. Sensation d’avoir les jambes très lourdes, surtout dans les montées, mais je n’ai pas du tout faim, surtout quand je bois de l’eau.
13h45 : sieste bien méritée
16h00 : séance de méditation en pleine conscience. Très agréable, malgré le ventre qui gargouille un peu.
17h00 : jacuzzi, sauna. Détente garantie. Attention à la tête qui peut tourner
18h00 : dîner ! Euh... enfin bouillon clair de légumes...
20h00 : séance de sophrologie
21h30 / 22h00 : dodo !

Les 3 premiers jours ont été les plus durs, mais rien d’insurmontable : sensation de faiblesse, de tête qui tourne à l’effort, le ventre gargouille constamment... Je perds à peu près entre 700 et 900 grammes par jour. Puis le 4e jour, réveil avec une pêche d’enfer. Je parcours mes 8 kilomètres sans problème. Le cerveau fonctionne bien, j’ai vraiment le sentiment d’avoir les idées claires.
Le dernier jour, je n’ai pas dormi de la nuit, mais je me suis réveillée en pleine forme ! Comme si je n’avais pas du tout besoin de cette nuit de sommeil. Je rentre, les traits reposés, j’ai bonne mine, mes cheveux sont brillants, et j’ai perdu entre 5 et 6 kilos !
Au retour, il a fallu être raisonnable, quelques jours de fruits et légumes cuits, puis réintroduction des céréales, féculents, et en dernier les produits laitiers, et la viande. Enchantée par cette cure, j’ai hâte de renouveler l’expérience l’année prochaine !

Delphine Guilloux
Naturopathe et Iridologue