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passent à confesse : val d'isère

par La rédaction - 6 janv. 2019

val d'isère le fric chic

Val d’Isère, si vous étiez un signe astrologique ? J’hésite… j’aspire à la discrétion, mais j’ai besoin d’être aimée et regardée ; j’aime ce qui est beau, raffiné et simple à la fois ; je ne suis pas bling bling, mais j’accueille des stars et des patrons du cac 40… c’est dur comme question… on peut donner plusieurs réponses ? Non ? Allons-y pour balance, alors.

Si vous étiez une personnalité emblématique ?
Charles Diebold. Il est non seulement à l’origine de la 1ère ESF (voir focus) et des premiers tests du Chamois, qui seront ensuite repris par le Syndicat des Moniteurs, mais en 1947, il crée surtout le Grand Prix de Printemps qui deviendra le Critérium de la Première Neige. Il a également été directeur de la station jusqu’en 1970.

Si vous étiez un festival ?
Je serais le Festival du film d’aventures et de découverte. Cette année, c’est la 23ème édition, du 15 au 18 avril.

Si vous étiez un événement marquant ?
En 1955, le Club des Sports décide d’organiser une compétition dès le mois de décembre pour attirer les skieurs professionnels en entraînement : le fameux Critérium de la Première Neige. Mais dès les années 60, les bons résultats de l’équipe de France incitent les skieurs internationaux à l’intégrer à leur programme de compétition. Aujourd’hui, c’est une étape de la Coupe du Monde.

Si vous étiez une spécialité culinaire ?
L’Avalin, fromage local à pâte cuite issu de nos alpages.

Si vous étiez un alcool ?
Je serais une Froggs, une bière locale brassée par un néo-zélandais, avalin d’adoption.

Si vous étiez un personnage fictif ?
Jean-Claude Dusse…

Si vous étiez un film ?
Les Bronzés… Incontournable (voir focus).

Si vous étiez une chanson ?
Killy me softly.

Si vous étiez un livre ?
La Délicatesse, de David Foenkinos, plus qu’un habitué, c’est un fidèle.

Si vous étiez un art ?
L’art de l’équilibre, entre luxe et simplicité, sport et élégance, réhabilitation et création, gigantisme et exigu…

Si vous étiez un champion ?
Champion, c’est mon 2ème prénom! Comment voulez-vous que je choisisse entre Jean-Claude Killy, Henri Oreiller, les sœurs Goitschel, Ingrid Jacquemod, Mathieu Bozetto, Victor Muffat-Jeandet… Mon cœur balance… Finalement, je suis bien balance !

Si vous étiez un people ?
Le chef britannique Jamie Oliver. Il a appris à skier sur mes pistes.

Si vous étiez une année ?
2009 et les Mondiaux de ski, qui, en plus de rapporter 3 médailles d’argent à la France, ont été l’occasion de me refaire une beauté.

Si vous étiez un moment de la journée ?
Je ne serais pas la nuit… Même si je suis festive, je reste super sportive, et on dit que ma «night life» n’est pas des plus déjantées…

Si vous étiez un sujet tabou ?
Je ne sais pas si je peux en parler… Mais en octobre dernier, notre maire a fait des siennes. Après une soirée de promotion un peu trop arrosée, à Colmar, il a été placé en garde à vue et en cellule de dégrisement, pour outrages aux forces de l’ordre. Ça fait tache… de vin.

Si vous étiez un complexe ?
Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus sportive ?… Rhaaa, encore Tignes !

Si vous étiez un animal ?
Un aigle bien sûr. En 1934, quand Charles Diebold, en a fait mon emblème, il ignorait que cette espèce pourrait un jour disparaître. Aujourd’hui, dans le cadre du programme «Save Your Logo», je participe à la protection et à la sauvegarde des aigles.

Si vous étiez une devise ?
«Ici, on préfère Anna Gavalda à la Gay Pride», dixit l’actuel maire qui a laissé filer l'évènement à Tignes.

Si vous étiez une activité hors neige ?
Je me laisserais aller à une Douce Folie.

Si vous étiez un souvenir kitch ?
Un sweat «Dans ta face de Bellevarde».

Si vous étiez un accessoire de mode ?
Euh… Un sweat «Dans ta face de Bellevarde» ?

Si vous étiez une légende ?
Je serais plus une jolie histoire. Lors du tracé de la descente Olympique sur la Face de Bellevarde, on a trouvé des petites fleurs appelées «Ancolies». Pour les protéger, on a modifié le passage des descendeurs qui s’appelle depuis «le passage de l’Ancolie».

Si vous étiez une caractéristique physique ?
Athlétic chic.

Si vous étiez une position sexuelle ?
Je serais le chasse-neige. Ce sont les Autrichiens qui me l’ont apprise.

FOCUS VAL D'ISÈRE

Val d’Isère voit (pull) rouge !

C’est à un Alsacien, Charles Diebold, que Val d’Isère doit sa 1ère école de ski ! Il arrive en 1932 dans la station pour initier les habitants à ses fameux «cours vosgiens», inspirés très largement de la méthode autrichienne de l’Arlberg (les virages se déclinent à partir de la position «chasse-neige»). En 1934, il fonde l’école de ski de Val d’Isère avec quelques jeunes du pays. Les premiers élèves s’initient alors sur le 1er remonte-pente de la station, le Rogoney, pour ensuite gagner Solaise ou le col de Fresse en peaux de phoque.

L’hiver 36-37 voit la création de la 1ère école française de ski, dans laquelle une dizaine d'avalins travaillent cette fois dans le cadre d'un bureau organisé. Fini l'individualisme des débuts ! Cette même année, Léo Lagrange, premier Ministre des Sports, nationalise l'Ecole. Emile Allais, titulaire de la médaille de moniteur n°1 (et accessoirement champion du monde), est nommé directeur technique et fait accepter sa propre méthode d'enseignement basée sur le parallélisme des skis, même dans les virages. Il faudra attendre 1945 pour que cette école prenne le nom de l’Ecole du Ski Français, la fameuse ESF, qui compte aujourd’hui pas moins de 18000 pulls rouges !

Emile Allais

Quand te reverraiiiii-je, pays merveiiiiiilleux

«Le planté de bâton, monsieur Dusse, le planté de bâton !!». Chaque hiver, on y a droit… et ce, depuis 40 ans ! Les répliques cultes des mythiques des «Bronzés font du ski» fusent toujours autant sur les télésièges ou autour de la raclette. En 1979, le film est tourné à Val d’Isère. On retrouve Popeye, Nathalie, Gigi, Jean-Claude… et des Avalins devenus célèbres ! En effet, on se souviendra du moniteur de ski de Jean-Claude Dusse, un vrai de vrai ! Il s’appelait Fernand Bonnevie et était originaire de la station. Après la fameuse scène où Michel Blanc lui plante le bâton dans le dos (dans une plaque de polystyrène dissimulée sous la combi), il s’était fait un malin plaisir d’aller boire des coups avec son bâton de ski toujours planté ! Il est décédé en 2013 à l’âge de 98 ans et a laissé sa trace sur les sommets enneigés, dans le vieux village avec son chalet nommé «Le planté de bâton»… et dans l’histoire du cinéma !

Dernier virage

10 février 1970. 8h. Une énorme avalanche touche brutalement le centre UCPA de Val d’Isère. 194 vacanciers y résidaient ce jour-là, 39 jeunes périssent ensevelis, 37 autres sont blessés. Cette catastrophe, la plus grosse due aux avalanches en France depuis plus de 2 siècles, intervient en plein développement touristique des stations de ski. Suite à ce drame (et à celui du Plateau d’Assy en Haute-Savoie survenant quelques semaines plus tard), les pouvoirs publics prennent conscience de la nécessité de mesures pour la prévention des risques. Immédiatement, la loi PER (Plans exposition aux risques) est créée et doit élaborer une cartographie précise. L’ANENA (association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches) voit le jour un an plus tard : une première étape de la connaissance de la neige, et de la prévention des risques qui n’a cessé dep

Mise au green

Depuis 2016, le domaine skiable de Val d’Isère - Tignes est devenu le plus grand au monde à être certifié Green Globe. Oui, et c’est quoi ? Globalement, un label international de tourisme durable, spécifiquement conçu pour les professionnels du voyage et du tourisme. Pour préserver l’environnement, la station a ainsi pris une dizaine d’engagements. Au niveau de l’intégration paysagère par exemple, cela englobe le respect de l'architecture locale avec les cabanes de remontées mécaniques construites dans l'esprit du village, la végétalisation des infrastructures via des toits végétaux, la réduction du nombre de pylônes sur le domaine skiable. Quant à la fabrication de la neige de culture, Val d’Isère garantit un produit sans additif, s’engage à réduire sa consommation d’eau et à renouveler les énergies. Enfin, pour un arbre coupé, la station en replante 5, et pour éviter les collisions d’oiseaux, les câbles des remontées mécaniques sont rendus plus visibles.

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La rédaction