on en fait des caisses !

la roue tourne !
la ford mustang

par Frédéric Charpentier - 10 mars 2020

I'm not a poor lonesome mustang

LA FORD MUSTANG EST BIEN PLUS QU’UNE VOITURE, C’EST UNE ICÔNE DE L’AMÉRIQUE DES ANNÉES 50 – CELLE DE L’ÉMANCIPATION, DE LA GÉNÉRATION JAMES DEAN – UNE FUREUR DE VIVRE QUI VA INSPIRER LA VISION DE LEE IACCOCA : UN MODÈLE FOUGUEUX QUI GALOPE DES PLAINES DU FAR WEST JUSQU’AU SUCCÈS !
Steve Mcqueen dans le film Bullitt, 1968

Avec ce Muscle Car, Ford va dépoussiérer son image de père tranquille grâce à un marketing hollywoodien...

Moteur !

En 50 ans, 500 apparitions au cinéma, rappelez-vous James Bond dans Les diamants sont éternels, Goldfinger, Trintignant dans un homme et une femme ou encore Steve McQueen et sa Fastback dans Bullitt, 60 secondes chrono, sans oublier les Drôles de dames ou même le Gendarme de Saint-Tropez. En 1967, la nouvelle star Johnny participera au rallye de Monte-Carlo au volant d’une Mustang 390 GT. Et cerise sur le carbu, le fameux préparateur Shelby fera régulièrement parler la poudre avec ses bolides blancs aux 2 bandes bleues.

Et ça marche : entre 1964 (sa création) et 1973, il se vend 3 millions de Mustangs Mk1. Le cap des 10 millions sera passé en 2018. Son style évoluera constamment, de la Mk2 en 1974 dotée d’un V6 pour cause de crise pétrolière, à la Mk3 des années 80 aux larges vitres et lignes anguleuses, suivie de la Mk4 en 1994 qui pour fêter ses 30 ans adopte un bio-design fin et élégant (qui a dit mièvre ?), et de la Mk5 qui revient à une ligne vintage en 2005, pour finir, en 2015, à une Mk6 qui voit sa face avant relookée autour de son inépuisable destrier !

Rencontre du 3e type qui en a une...

Jean-Pierre Labaune, la soixantaine sémillante, a craqué il y a 10 ans pour un coupé Mustang importé en France en 1964. Les yeux brillent toujours : “C’est l’Américaine la plus connue du grand public ! J’adore donner du plaisir à tous ceux qui se retournent dans la rue le pouce levé. D’abord, il y a la beauté de la ligne, puis le glou-glou et les feulements du V8, c’est rock’n’roll...” Président de l’Association Sportive Automobile de la Drôme (qui organise de nombreux rallyes dans la région), Jipé est intarissable : “C’est une mécanique simple, mais increvable. Le moteur ne monte pas haut dans les tours, mais il a un couple énorme : à 1000 tours, je grimpe dans les lacets en 4e ! D’ailleurs, à l’origine, c’était une boîte 3.” Le passionné énumère avec délectation les essuie-glaces à 2 vitesses, l’absence de direction assistée, les câbles des freins à tambours à l’arrière, l’entrebâilleur de vitre, l’éclairage avec tirette et une pédale en bas à gauche pour passer en phares, les suspensions à lames qui font tressauter la voiture et perdre l’adhérence... “Du pur plaisir ! Je m’assieds sur le skaï, je contemple les compteurs en miles, en PSI et en Fahrenheit, puis je descends ma vitre à la main et je lance le V8... Ça y est, je change d’univers ! J’ai un sentiment de puissance, je l’avoue !” La conso de 25 à 80 litres d’essence devient secondaire, elle fait partie du jeu. Il faut bien que les 260 canassons s’ébrouent... Comme un Mustang naseaux au vent !

 

© 2020 Ford Motor Company / ©RWH Photography