on en fait des caisses !

la roue tourne !
la mini austin

par Alexia Malige - 11 mars 2020

the show must go on

MINI TAILLE, MAXI SUCCÈS ! AVEC SON LOOK AU CARRÉ ET SES 61 ANS AU COMPTEUR, LA MINI ROULE ENCORE DES MÉCANIQUES. ICÔNE POP ROCK TOUJOURS BRANCHÉE, LA PETITE DAME DE FER N’EN A PAS FINI DE RÉGNER...

Les Anglais l’adulent ! En rouge incendiaire, bleu électrique ou vert pomme à croquer, cette diva des temps anciens ne cesse de surprendre ses sujets. La véritable queen, c’est elle ! Le joyau de la couronne qui brille dans le monde entier ! Pas de sang royal dans le réservoir, mais un ingénieur anglo-grec comme père créateur. Dans les années 50, Sir Alec Issigonis a pour mission de séduire les classes populaires. Urbaine, légère et économique sur le papier, la lilliputienne de la British Motor Corporation a tout pour plaire. Elle est d’ailleurs commercialisée sous 2 marques différentes : Austin et Morris. Mais voilà, en 1959, lors de son entrée sur le marché, la Mini est bien trop chère pour un confort discutable. Elle fait davantage figure de produit d’exception et attire alors le showbizz. Steve McQueen, Eric Clapton, Mick Jagger, David Bowie ou encore les Beatles, tous n’ont d’yeux que pour elle. La Mini s’impose comme un accessoire de mode pop, snob et personnalisable à souhait. George Harrison en fait, lui, une incroyable œuvre d’art psychédélique. Too much ? Pas pour la télé anglaise ! Elle apparaît en 1967 dans le téléfilm "Magical mystery tour", dans lequel les Beatles s'essaient à la comédie. Un coup de strass et paillettes inespéré qui dope sa popularité et permet de relancer les ventes.

©MiniJohn Lennon dans la mini psychedelic de George Harrison, 1967 ©Mini

TRIOMPHE MINIATURISÉ

«Tout est mini dans notre vie», chantait Jacques Dutronc. Et il n’avait pas tort ! La petite voiture s’immisce jusqu’à l’intérieur de notre garde-robe. La mini-jupe, ça vous parle ? La styliste Mary Quant chérit tellement la Mini 1000 qu’elle en donne le nom à son invention. Sur sa lancée, elle réalisera même le design de l’intérieur de la Mini en 1988. Sièges rayés noir et blanc, tableau de bord rouge, la Mini Quant revendique une identité féMINIne chic et choc. Une sorte de Mini Boop qui en a sous le capot. Trop glamour ? Jamais !
La Mini sait aussi afficher une allure plus sportive pour s’éclater sur les circuits. Deux bandes blanches, un moteur boosté. L’ingénieur de Formule 1, John Cooper, la transforme en coureuse intrépide. Dans les années 60, elle décroche trois victoires au Rallye de Monte-Carlo. De quoi lui attirer les regards des fous du volant. C’est qu’on se sent grand dans une Mini ! Et même pousser des ailes... En 2015, le cascadeur anglais Alastair Moffat établit le record du monde de stationnement parallèle serré en marche arrière, à savoir un créneau de l’espace en ne laissant que 34cm entre la voiture avant et celle de derrière. Et les femmes ne sont pas en reste ! En 2012, 28 gymnastes britanniques s’entassent dans une Mini Cooper. Qui l’eût cru ?

 

PROBLÈMES MINIMES

La Mini pulse, la Mini rock, mais la Mini tracasse aussi. En Isère, Philippe Paget, président du club Mini Maniac Alpin, tempère. Pédalier décalé par rapport au volant, essuie-glaces montés du mauvais côté, mécanique capricieuse et suspension illusoire, la petite Anglaise possède tout de même son lot d’imperfections. “Son plus gros défaut, c’est la carrosserie qui rouille. Sur les anciennes Mini, il n’est pas rare de pouvoir regarder la route à travers le plancher parce qu’il manque 10 cm2 de tôle”, s’amuse le passionné.
Des déficiences corrigées depuis 2001 par BMW, mais qui tourmentent encore les collectionneurs. Bichonner sa Mini old school reste alors primordial pour lui éviter de terminer couverte de lichen. Un mot d’ordre : prenez soin de votre caisse à savon, sinon la Mini mou(s)se ! Son point fort, en revanche, est un centre de gravité très bas qui offre une formidable tenue de route. “Les personnes qui montent dans une Mini pour la première fois ont toujours le sentiment de piloter un kart. Cela donne une impression de conduite très particulière, plus ludique”, explique Philippe Paget. Au-delà de son côté pin-up, la minuscule fiancée des stars est donc adorée pour son pep’s et sa vitalité. Comme quoi, tout n’est pas toujours une question de taille !

Le club Mini Maniac Alpin en vadrouille
©Mini