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j'ai testé le gong

par Sophie Parmantier - 1 févr. 2019

sonnée par le gong

Rien à voir avec la série des années 90 «sauvés par le gong», légère et divertissante ! Pour moi, ce serait davantage «sonnée par le gong». Ce grand disque de cuivre ou de bronze, utilisé par les moines bouddhistes pour rameuter les troupes avant un rituel, a trouvé sa place en occident comme outil de méditation. Sa taille et sa puissance sonore invitent à la relaxation, tout en douceur, ou parfois, comme pour moi, dans la douleur.

Allongée sur mon tapis de yoga en posture dite «du cadavre», enveloppée dans une couverture chaude et mœlleuse, me voilà prête à me faire bercer par le doux son du Gong. Mon professeur de yoga frappe cérémonieusement l’instrument à l’aide d’un maillet. “Comme c’est beau !” me dis-je candidement, sans savoir ce qui m’attend. Le Gong produit des résonances incroyables. Puis, doucement mais sûrement, il se met à le frapper de plus en plus fort. Quelque chose vibre en moi au son du Gong. Cet instrument impressionnant par sa taille et sa puissance sonore fait vibrer tout l’espace, même mes cellules !

J’ACCOUCHE DE MES PEURS EN HURLANT (INTÉRIEUREMENT)

Mais le Gong se met à résonner avec encore plus de puissance, et là, c’est la panique ! Peurs d’enfant refoulées, angoisses profondes, tout rejaillit, je n’ai qu’une envie : quitter la salle en courant. J’ouvre les yeux pour voir comment les autres réagissent, mais ils semblent tous très sereins. J’en entends même ronfler... J’ai l’air d’une cloche, c’est le cas de le dire, à paniquer seule sur mon tapis. Obligée de rester, par principe, en suant à grosses gouttes tout en comptant les minutes. Et ce Gong qui n’en finit pas de sonner… Tu parles d’une relaxation ! Enfin la torture prend fin et mon professeur m’explique que chacun le vit différemment ; certains s’endorment, d’autres ont des visions. Le concert ne laisse, c’est certain, personne indifférent. J’ai retenté l’expérience sous différentes formes : concert de bols tibétains et de bols de quartz et contre toute attente, je suis finalement devenue une accro du Gong et de ses dérivés. Une fois la première minute de panique passée, j’arrive à lâcher prise et je laisse le «musicien» me sonner les cloches. J’en ressors toujours «nettoyée» de l’intérieur, détendue, sereine et en paix.

LA MAGIE DU SON

Rien de magique ou d’ésotérique dans un concert de Gong. Le fonctionnement s’explique biologiquement : le son voyage par vibration et comme nos corps sont faits à 75% d’eau, les ondes sonores produites font vibrer nos cellules, chaque note d’une manière différente. La puissance sonore extraordinaire du Gong en fait un outil énergétique à part entière. L’environnement phonique créé est tellement envahissant que les pensées s’arrêtent automatiquement et les tensions physiques et émotionnelles se relâchent. Le Gong harmonise les chakras (centres énergétiques du corps dans le système indien) et le receveur se libère de ses schémas émotionnels négatifs. Ceux qui n’aiment pas s’asseoir en tailleur en essayant ardemment de faire taire leurs pensées (demander mes congés à mon patron, bla-bla-bla) seront séduits par cette puissante méditation. Ici, pas de postures incommodantes ou de grandes batailles avec son esprit, un bon coup de maillet sur le Gong et le tour est joué !

+ d’infos : Dominique Puvilland à la MJC de Novel
anahata74.fr

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