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miel melba
à la plage...

par Estelle Coppens - 11 mars 2018

sauve qui peau !

C’est pour protéger la peau des rayons du soleil sans se cloîtrer ni rentrer dans les ordres que Miel Melba a vu le jour. Cette jeune marque met la pâtée à l’écran total avec ses vêtements sexy anti-uv upf50+ certifiés, qui, eux, ne demandent pas de se tartiner toutes les heures pour se mettre à l’abri. Style, en plus.

Peu le savent, mais les vêtements mouillés ne protègent quasiment plus du soleil. Quant à l’écran solaire, il faut s’oindre tout le corps, visage compris, de l’équivalent d’une balle de tennis toutes les heures pour être peinard.

Le jour où le docteur lui annonce à 34 ans un mélanome, cancer de la peau peu commode, Sophie Boulhaut encaisse. Les traitements aussi. Mais devoir se vêtir de sapes informes pour se mettre en sécurité à l’extérieur, là, c’est plus que le moral ne peut en prendre. Double peine. Elle se confie à son amie de toujours, Anne Schulz. Ces deux nouvelles Lyonnaises optent alors pour le “jamais mieux servi que par soi-même”, elles qui connaissent que tchi au monde de l’habillement. Mais savent s’entourer.

Dans leur réseau, une jeune diplômée d’Esmod, qui les aide à dessiner les collections baroudeuses-chic pour toute la famille. Le tandem a deux idées fixes : dégoter les tissus dont la trame si finement tissée ne laisse rien passer, même pour les coloris clairs, et proposer des tenues près du corps et flatteuses, qui affichent style plutôt que fonction protectrice.

Les fondatrices : Anne Schulz & Sophie Boulhaut
 Le jour où le docteur lui annonce à 34 ans un mélanome, cancer de la peau peu commode, Sophie Boulhaut encaisse. Les traitements aussi. Mais devoir se vêtir de sapes informes pour se mettre en sécurité à l’extérieur, là, c’est plus que le moral ne peut en prendre. Double peine. 

CIEL DÉGAGÉ…

Balnéaires et sportives certes, mais à l’aise en ville. Leur petite entreprise qui tient tête au soleil depuis avril 2017 est en plein boom, notamment en Australie où la couche d’ozone a sérieusement trinqué. “On a retenu des tissus très techniques, qui stoppent les UVC, les rayons les plus dangereux ; ils brûlent en profondeur, mais leurs effets ne sont pas visibles à l’œil nu”, explique Anne. Même les fermetures éclair font barrage.

Comptez environ 130 euros pour un maillot de bain. Quelle utilité avec si peu d’épiderme couvert ? “On n’a pas besoin de la même protection à 8h du matin qu’à midi, argumente Anne, sachant que la collection est pensée pour avoir la possibilité de rajouter des couches. Couvrir sa peau doit rester un plaisir”. La crème solaire a du souci à se faire…

+ d’infos :
mielmelba
.com

Photos : Sébastien Jourdan / © Jacopo Buttice