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- numéro k -

par Julie Hainaut - 10 sept. 2019

sacré numéro k

RENTRÉE. DÉPRIME. NOUVEAU SAC. SOURIRE. LOGIQUE IMPARABLE. L’ANTIDOTE PARFAIT À LA MOROSITÉ DE CETTE RENTRÉE ? LES SACS PERSONNALISABLES ET MODULABLES MADE IN FRANCE IMAGINÉS PAR KENZA DISDIER, CRÉATRICE DE LA MARQUE LYONNAISE NUMÉRO K.

Ces cabas sont à l'image de sa créatrice : discrets, mais loin de passer inaperçus, simples mais complexes. Pensés comme des fenêtres ouvertes sur un monde graphique, plein de poésie”, ces sacs «prêts à porter et à moduler» sont réalisés à partir de cuir de vachette et Tyvek (matière innovante non tissée qui a l’apparence du papier, extrêmement résistante et 100% recyclable). Deux parties les composent. La première (le sac extérieur), en cuir véritable et ajouré, est disponible en de nombreux coloris. La deuxième (le sac intérieur), en Tyvek, est proposée dans différents motifs dessinés à la main à l’encre de chine, en séries limitées. Le sac intérieur est maintenu par des aimants, peut s’enlever et être utilisé comme un sac, seul. Les combinaisons sont déclinables à l’infini. “En changeant de pochette, le sac change de look.” La façon de le porter est déclinable, lui aussi : en bandoulière, à la main, en sac à dos.

MISS POIS AU CARRÉ

Ancienne élève d’Esmod, Kenza Disdier a fait ses armes en stylisme pendant une dizaine d’années à Paris avant de revenir à Lyon et de devenir professeur de style dans cette école de mode lyonnaise réputée. “Je n’avais pas envie de créer une marque pour créer une marque”, explique-t-elle. Numéro K est né d’une évidence, comme ça, un jour, pour assouvir sa passion de l’accessoire. Son obsession de l’esthétique et du pratique. Son enthousiasme pour “les oppositions qui se complètent“. Kenza aime mixer : les matières, les chiffres et les lettres, les formes. “Les carrés et les pois sont complémentaires. Mes étudiants m’appellent Miss Pois.” Elle en dessine partout. A l’image de l’une de ses références, l’artiste japonaise avant-gardiste Yayoi Kusama - à la différence près que celle-ci habite volontairement dans un hôpital psychiatrique. Ses inspirations ? Le graphisme, le design, l’architecture. “Je suis très attirée et admirative des courants du Bauhaus, du cubisme et du brutalisme. J’aime aussi Vasarely pour son travail sur l’art optique, les carrés, les ronds... Et Le Corbusier, pour qui le design et l’architecture sont avant tout une simplicité des formes.”

NO LIMIT

Tout est réalisé en région, à Valence, Rilleux-la-Pape et Lyon. L’idée ? “Repenser la consommation”, précise la styliste. Sensible au respect de la planète et à la limitation des déchets, Kenza réutilise toutes les chutes des matériaux qu’elle utilise, que ce soit sur des accessoires (pochettes, trousses, écharpes, porte- lunettes, coussins...) ou d’autres cabas qu’elle imagine... Parce que la créativité de Kenza est sans limite. Elle ne s’arrête jamais. Dès qu’une pièce est finie, elle en imagine une autre. Elle envisage de développer des colliers, de changer la forme de ses sacs (en gardant les carrés et les pois, cela va de soi)... et, à terme, d’ouvrir son atelier-boutique. En attendant, ces merveilles, dans lesquelles déposer sa vie - on peut même y glisser son ordinateur portable et/ou sa tablette - sont à dénicher sur son site en ligne. Idéal pour éviter les sautes d’humeur des journées qu’impose septembre.

https://numerok.fr/

Julie Hainaut