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retiens la nuit...

par Christine Mouez Gojon - 4 févr. 2019

nuisances sur nuits blanches

A force de les compter pendant des heures au fond de ton lit, tu vas finir dans le larzac, à rentrer tes blancs moutons, tout en fredonnant : «il pleut, il pleut bergère…»… c’est clair, tu connais la chanson et tu crises d’insomnie. Grand angle sur l’écran noir de tes nuits blanches.

Un Français sur trois dit mal dormir et 10% d’entre eux souffrent d’insomnie chronique. Une pathologie qui pénalise la qualité de la vie, le sommeil étant le garant du bon fonctionnement de l’organisme. Pour autant, connaître des breaks d’éveils dans la nuit, des difficultés sporadiques à s’endormir, tout en se sentant bien le lendemain, ne révèle pas forcément que tu es insomniaque, mais plutôt un court dormeur qui s’ignore.

DORMIR SANS CACHETON

Avant d’entrer dans la ronde infernale de la prise de somnifères et de la dépendance qu’ils entraînent souvent, ne passe pas à côté de l’origine du mal. Elle peut être d’ordre physiologique (syndrome des jambes sans repos, apnée du sommeil dont le ronflement en est un signe…) ou psychique lié à l’émotionnel, l’anxiété, une angoisse récurrente… Pour en avoir le cœur net, le site internet du réseau «Morphée», pour tester son sommeil, apporte un éclairage intéressant, mais ne dispense pas de consulter un médecin si besoin.

SILENCE, ON TOURNE !

Quelques précautions d’usage pour enfin sombrer : ta chambre doit être «noire de chez noire». Il est important que tu t’y sentes bien. Vérifie le bon état de ton matelas pour t’assurer une posture favorable au repos. Ferme tes volets, pose des rideaux occultants, applique un masque sur tes yeux. Planque ton réveil sous le lit, tu l’entendras, mais tu ne le verras pas. Bain tiède, pas plus de 37°. La température interne doit s’afficher à la baisse. Chaleur maxi de la pièce : 19°. Les pieds bien au chaud pour favoriser la vasodilatation des petits vaisseaux et donc la circulation sanguine. A éviter : jeux vidéo, smartphone, télé… Ils émettent une lumière bleue qui entretient le mécanisme de l’éveil. Pense à un lieu qui te plaît, ou à quelqu’un qui t’as rendue heureuse. Et, tu verras qu’il n’y a pas de quoi se relever la nuit…

SPORT EN CHAMBRE

Oublie la caféine, la théine et autres boissons à base de cola dès le début d’après-midi. Forcément pas de binge-drinking, ni un shot de génépi, en fin de soirée ! Tu bois une tisane apaisante, ou un verre de lait chaud, et tu attends le marchand de sable. Programme un peu monacal, certes, mais les câlins sont conseillés : ils augmentent le niveau d’ocytocine, appelée hormone de l’amour et abaissent le niveau de cortisol, hormone du stress. Pas d’autres activités «sportives» avant de dormir qui réveilleraient l’organisme.

QUI DORT, DÎNE…

Essaie de dîner deux heures avant de te coucher. Dans ton assiette, tu proscris viandes rouges, plats épicés, aliments gras. En revanche, consomme des produits laitiers qui contiennent du trytophane, un acide aminé, précurseur de la sérotonine, hormone propice à l’endormissement. Le sommeil fonctionne en cycle d’une durée d’1h30… Si tu rates le train, il te faudra attendre le prochain. Essaie de te lever et de te coucher à des heures régulières. Morphée souffre du jet-lag, et tu risques de te retrouver dans de beaux draps !

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