Pis Paul

betty patural :
l'annécienne de the voice

par Magali Buy - 28 août 2018

Au bord de la lune...

Eliminée aux portes de la demie finale de The Voice, c’est une jeune Annécienne qui vient livrer ses quelques notes. Un pied sur terre, l’autre interstellaire, musicienne depuis l’âge de 3 ans et pas vraiment issue de la pop télévisée, elle revient sur son aventure hors cadre !

Si Obispo dit d’elle qu’il y a quelque chose d’inexplicable, je confirme ! Du haut de ses 23 ans, Betty vit de musique et d’eau fraîche, pâquerettes et good vibes en tête ! Accent d’un autre temps, bonne humeur à couper au couteau, elle joue à chat perché entre ici et au-delà, loin des paillettes et des carrés VIP et pourtant…

Activmag : Comment t’es-tu retrouvée dans The Voice ?

Betty : Ce sont eux qui sont venus à moi. J’ai un peu hésité parce que je ne regardais pas l’émission, je n’aimais pas du tout le concept. J’ai pris le temps de réfléchir, consulté mes proches et au final, je n’avais rien à perdre ! Au contraire ! J’ai un groupe depuis 2 ans, j’écris et j’ai envie de partager ma musique avec qui veut bien l’entendre. J’ai besoin de créativité, d’expériences artistiques, c’était l’occasion. J’ai foncé !

T’étais bien entourée ?

Avec les autres candidats, on était logés dans le même hôtel. L’ambiance était top, idéale pour nos journées très rythmées : coachings, interviews, répét’ plateau... un planning intense où tout doit toujours être tiré à quatre épingles. Et côté technique, c’est vrai qu’on avait besoin d’une équipe de production attentionnée, d’une famille de substitution, parce que la nôtre était loin. La production a toujours eu beaucoup de bienveillance, ce fut une leçon d’humanité incroyable. Une belle aventure, drôle et émouvante…

Et ton coach, Pascal Obispo ?

Je l’ai choisi parce qu’il compose, qu’il est pianiste comme moi et qu’il pouvait m’apporter des choses. Mais au-delà de ça, il est touchant et hyper investi, intéressant par sa pertinence et son efficacité. Musicalement, je n’étais pas toujours d’accord, mais suivre sa route, c’est aussi emprunter des chemins de traverse et je m’y aventure sans problème.

Que retiens-tu de cette expérience hors norme ?

Dans les duels, se battre pour conserver ma place dans l’aventure était forcément une mise à mort de l’autre. Et ça, ça me rendait dingue. Je suis passée par plein de phases émotionnelles détonantes pour avancer. Sacrée remise en question ! Le premier live a d’ailleurs été très significatif. J’ai dû apprendre à aimer la chanson «Evidemment» qui n’est pas vraiment ma came… Pour me l’approprier, j’ai mis beaucoup de poids dans les mots et quand je me suis vue, je me suis trouvée tellement sombre ! Ce n’était pas moi. J’avais priorisé la douleur du moment à ma musique, en me perdant au passage. Heureusement, mon amie Aurélia et mon coach vocal, Robin de Haas, sont venus à Paris me soutenir, ça m’a reconnectée. Pour les quarts de finale, j’ai non seulement réussi à conserver ma personnalité, mais je n’ai tué personne, et pour cause... J’étais soulagée de sortir et heureuse du moment sur scène. Et puis j’avais besoin de retourner à l’écriture, de retrouver les miens. Mais c’est vraiment une magnifique aventure. Je me suis éclatée ! La quitter là, c’était parfait!

Ça t’a ouvert des portes ?

En dehors de projets qui me tiennent encore au secret, j’écris des chansons en prévision d’un album, j’ai des concerts prévus avec the Voice, mais aussi avec mon groupe Slyv qui mélange styles et univers totalement éclatés, une planète rien qu’à nous !

+ d’infos :
Chaîne Youtube de Slyv
Facebook de Betty Patural et de Slyv

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