Pis Paul

échappées belles
à annecy

par Mélanie Marullaz - 10 févr. 2020

envies d'ici

C’EST LA ST VALENTIN : ET SI ON RETOMBAIT AMOUREUX D’ANNECY ? DANS LE RÔLE DE CUPIDON, LA PÉTILLANTE TIGA, ET DANS CELUI DE LA FLÈCHE, L’ÉMISSION ECHAPPÉES BELLES, PARCE QU’IL N’Y A RIEN DE TEL QU’UN ŒIL EXTÉRIEUR ET DES IMAGES LÉCHÉES POUR À NOUVEAU SE PÂMER.

Pendant 10 jours l’été dernier, France Télévisions a posé ses caméras sur les bords du lac pour en capter la douceur de vivre et le caractère gourmand.
Résultat ? De beaux panoramas et une galerie de portraits qui seront diffusés courant février. A la présentation, Sophie Ducasse, dite Tiga, animatrice moitié landaise, moitié centrafricaine, dont on découvre, en plus de sa passion pour les sensations fortes – elle présente aussi Riding Zone, consacrée aux sports extrêmes sur France 3 –, la gourmandise.
Le 30 janvier dernier, «Echappées Belles Annecy Gourmand » était en avant-première aux Papeteries de Cran-Gevrier. En voisines, nous sommes allées questionner Tiga, plutôt habituée aux destinations exotiques, sur les charmes de la capitale haut-savoyarde.

Activmag : Après la Polynésie et la Nouvelle Calédonie, c’est l’azur des eaux du lac qui vous a attirée ici ?
Tiga :
(Rires) En fait, on fait des propositions en début de saison, mais c’est vraiment la production et la chaîne qui décident de nos destinations. Moi, j’ai gagné Annecy ! Et je pense que c’est une émission qui va vraiment marcher. Pendant le tournage, j’avais plein de copains qui commentaient mes stories sur les réseaux : “oh la la, magnifique, Annecy ! Quelle chance tu as !” C’est une destination qui plaît.

Quel était votre fil conducteur ?
Des échappées belles gourmandes, mais c’est surtout un prétexte pour rencontrer les artisans, agriculteurs, pêcheurs, tout ceux qui remplissent nos assiettes. La gourmandise, c’est vraiment un prétexte pour rencontrer l’autre, pour découvrir une région. Au programme, je fais aussi des balades en side-car, j’essaie la voltige aérienne en patrouille... D’ailleurs ce passage est extraordinaire ! Je pleure, je ne sais pas trop ce qui se passe en moi - c’est très fort parce qu’on prend plusieurs G en peu de temps - mais les monteurs ont été exceptionnels et on ressent vraiment mes émotions à l’image ! Ensuite, on part en balade dans les montagnes pour voir un chevrier qui fait sa tomme... On a fait le tour du lac, on est allé dans l’eau, on l’a vu d’en haut, et on n’a pas oublié de se nourrir, c’est vraiment une émission gourmande !

Est-ce que tout est décidé d’avance ou est-ce que vous laissez un peu de place à l’imprévu ?
On a une trame très écrite avant d’arriver, mais on se laisse énormément de liberté : tout est possible ! Les surprises, c’est ce qu’il y a de mieux d’ailleurs. Parce que la vie n’est pas écrite dans un bureau...

Quelles sont les rencontres qui vous ont le plus marquée ?
C’est vraiment difficile. On me pose souvent cette question... Hugues, par exemple, le jardinier du Château de Menthon, c’est quelqu’un de très sensible. Il y a aussi Marianne qui m’a fait faire le tour de voltige ; Miki, ce Japonais qui fait du fromage, un personnage un peu sorti de nulle part... Ou encore Pierre-Eric, qui me fait visiter le vieil Annecy, un véritable poète, avec un amour démesuré pour la ville, pour l’architecture, pour l’histoire, j’en ai appris énormément ! Je les adore tous! Mais lors de la projection en avant-première, avec tous les participants au film que j’ai vus rire, réagir au film, je me suis sentie un peu comme la maman d’une famille, je présentais tous mes enfants et on n’a pas d’enfant préféré dans une famille... Il y a des sentiments forts avec tout le monde, même si on a passé peu de temps ensemble, ce sont des amitiés qui se sont tissées très vite. Ils sont tous attachants, ils ont tous une histoire... Mais la vedette, c’est Annecy !

Avec Hugues, le jardinier du Château de Menthon

Quels sont vos meilleurs souvenirs sur ce tournage ?
Il y en a eu tellement... Le 1er jour, on a commencé très tôt avec Frère Nathanaël à l’Abbaye de Tamié. A 4h du matin, on était en train de tremper le Tamié dans le café avant le tournage, on s’est dit qu’on allait avoir du mal toute la journée, mais pas du tout ! Il nous a communiqué sa foi en la vie, en plein de belles choses et il nous a embarqués. Le voyage commençait comme ça, avec de bonnes ondes et un bon fromage... Et on a fini sur un feu d’artifice, c’est le cas de le dire : avec Jean-Eric, l’artificier, qui essaie un nouveau feu silencieux... Et il s’est avéré que ce n’était pas du tout silencieux ! On a donc beaucoup rigolé. Ismaël Khélifa (un des 3 autres présentateurs de l’émission), qui habite dans le coin, est passé nous voir, on était un peu en famille pour finir l’émission. J’adore quand on est tous réunis comme ça.

Quelle est votre patte, votre signature sur l’émission ?
Ma candeur ! Je suis la plus jeune des 4 présentateurs, je me réjouis de tout et de rien, une éternelle enfant. J’adore frapper des mains, sauter. Je prendrais facilement les gens dans mes bras, je leur fais confiance, je me livre à eux et je les suis dans leur quotidien. Ce sont eux qui m’emmènent en voyage.

Avec Frère Nathanaël

+ d’infos : «Echappées Belles : Annecy Gourmand » – à voir dim. 23 février à 12h30 sur France 3 et le sam. 7 mars à 20h30 sur France 5.

photos : Samuel Maurin