toi+moi+eux

high five festival : focus sur l'agence like that,
les organisateurs aux doigts de fées !

par Mélanie Marullaz - 1 oct. 2018

Comme les 10 doigts de 2 mains

En 2017, le High Five Festival, le «Cannes du ski» , proposait 60films de free-ride, accueillait plus de 30000 visiteurs et en mettait plein la vue des Annéciens, sur le Pâquier, avec le Big Air et ses sauts à couper le souffle. Cette année, l’événement déménage à l’Impérial et revient aux fondamentaux : la glisse, c’est quoi ? Une histoire de potes, avant tout.

Les copains d’abord. Qui aurait cru qu’un moustachu en noir et blanc et sa guitare égrillarde inspireraient la thématique 2018 d’un festival de film de glisse ? Il est vrai que la ‘stache réapparaît dans le Stash-ndlr : le Stash, c’est le snowpark d’Avoriaz, ou comment une journaliste quadra essaie de parsemer son texte de références freeride pour donner l’illusion qu’elle n’est pas à la ramasse sur le sujet-. Mais c’est surtout après une journée «retrouvailles» avec ses copains de primaire à Serre-Che que la thématique de la bande de potes s’est imposée dans l’esprit hyper-actif de Gaylord Pedretti, le trentenaire boss de l’agence de com’ Like that, à l’origine du festival.

Concrètement, pour le Festival mouture 2018, ça donne quoi ? Un photoshoot des athlètes participants inspiré de la série F.R.I.E.N.D.S ; une tyrolienne, depuis le 3ème étage de l’Impérial, tout droit sortie du film de petits potes les Goonies et un «saut dont vous êtes le héros», à côté de l’hôtel, Big Air Bag ouvert aux skieurs amateurs téméraires…

Aux commandes, toute l’équipe de Like That et… la bande à Gaylord, qui sait que pour faire un bon High Five, une main ne suffit pas. Non. Une main toute seule, elle se prend un vent. Il faut donc deux pognes complices et bien lancées pour que le geste claque, qu’il soit sonore et efficace. Deux paluches, ça fait dix doigts, comme la dizaine de potes, qui gravite, autour de lui, en coulisses du Festival free-style.

INDEX MAIN DROITE : GAYLORD

L’index, c’est celui qui donne la direction, indique la marche à suivre. “J’ai été assez longtemps solitaire pour savoir que je ne serai jamais meilleur qu’entouré. Mais je n’ai pas besoin de m’entourer de gens qui comprennent ma méthode. Je leur dis d’abord où il faut aller, et s’ils me répondent : «on n’a pas les chaussures», je leur dis : «et ben vas-y note, il va nous falloir des chaussures»". Gaylord aime les formules, les siennes sont imagées et efficaces, donnent clairement une idée de la manière dont il fonctionne. “La vie est courte, alors autant faire que les protagonistes avec qui on la partage n’aient pas qu’un rôle de figurants.” Depuis une quinzaine d’années, il garde donc ses potes à portée de main, les embauche ou les mobilise sur les événements qu’il organise. “J’essaie de mettre les gens dans les éléments dans lesquels ils se sentent bien, et après je les fais sortir de leur zone de confort.” Voilà donc ce que ça donne…

POUCE MAIN DROITE : LAURENT À LA PROGRAMMATION, APPLIS, E-BOUTIQUE

Au lycée, pendant que d’autres, dans la cour, fument, font du skate ou jouent du djembé, Laurent et Gaylord squattent le CDI. “C’était une tronche, il m’a dépanné mon ordi et petit à petit, j’ai appris à ses côtés à faire un site web.” Aujourd’hui encore, il n’est jamais bien loin de son ordinateur, programmateur, webmaster, développeur, déconneur, c’est le cerveau de l’agence, dont il gère tous les projets 2.0. “Il part d’un problème et m’en sort trois solutions, il a compris que j’aimais avoir plusieurs options”.

INDEX MAIN GAUCHE : FAFA ET SA CAMÉRA

Au doigt, et à l’œil surtout, «le Mac Gyver de la vidéo» est toujours collé aux basques de Gaylord, ou Gaylord aux siennes. Aussi rêveurs l’un que l’autre, les deux gamins de Serre-Chevalier se sont rencontrés à l’adolescence et travaillent ensemble depuis 18 ans. Fafa pose sur le monde un regard d’enfant, simple et naïf, qu’il traduit en image “avec toujours des jouets d’avance en matière de vidéo, une créativité, la garantie de fou rire et de gaffes dont je m’amuse toujours”, sourit Gaylord. “Il est parti avec moi au Japon, et un jour on a invité le PDG d’une énorme société d’exploitation de remontées mécaniques à manger des crêpes dans l’appart’ du staff. Tout le monde se présente, décrit sa fonction, et Fafa, lui, répond qu’il ne sait pas pourquoi il est là… Il me donne des ailes.”

MAJEUR DROIT : L’ARROGS À LA SÉLECTION DES FILMS

Pour un doigt qui se dresse quand on le cherche trop, s’appeler l’Arrogant, ça colle… “Son surnom, il le doit à ses débuts de carrière dans le snowboard”. Aujourd’hui manager d’équipes de snowboarders et juge international pour la Fédé de ski, “il insuffle une dimension snow et internationale au festival. C’est un gars qui donne beaucoup aux gens, et il a la passion du début. Il rigole quoi qu’il arrive et prend la vie du bon côté. C’est important de s’entourer de gens positifs”.

POUCE MAIN GAUCHE : MORIS AU GRAPHISME

Encore un pote de lycée. Skate, piercing et tatoos, tellement cool, “c’était le Drazic du bahut” (Hartley Cœur à vif ! Si vous aviez 15-16 ans au milieu des années 90, vous visualisez immédiatement. Quand je vous dis qu’il est balèze en images, Gaylord…), devenu graphiste. “On a tout les deux fait nos études à Aix-en-Provence, ce qui m’a permis de découvrir son univers. Il a un vrai style, et je ne veux pas qu’on ait un style unique, mais il travaille, parfois avec d’autres, sur toutes les déclinaisons graphiques de nos projets”.

MAJEUR GAUCHE : RAF POUR LES RELATIONS AVEC LES RIDERS, CHAMPIONS ET PRODUCTEURS DE FILMS

“Là aussi, un caractère fort qui cache un bon bonhomme, toujours là en cas de besoin. Il est à la tête de BUG - ndlr : en référence à the Bad, the Ugly and the Good, clin d’œil au classique du Western, sans pour autant savoir qui est qui… - , que j’ai monté avec lui et Aissam, et dont la mission est de faire venir les athlètes sur le High Five”.

ANNULAIRE GAUCHE DONC, JUSTE À CÔTÉ : AISSAM POUR LES RELATIONS AVEC LES SPORTIFS/ATHLÈTES

Burger King, outre-Atlantique, 4h du mat… drôle d’endroit pour une rencontre. C’est là que Gaylord est tombé sur Aissam, avant de faire avec lui les 400 coups. Après avoir quitté les Etats-Unis pour Annecy, il est aujourd’hui agent du double champion olympique américain de ski half-pipe David Wise. “C’est le mec le plus calme du monde, le voir me donne direct le sourire. Aiss, c’est monsieur «coup de chance», mais comme elle se répète, je me dis qu’il a du nez.”

ANNULAIRE DROIT : JULIE POUR LES RELATIONS AVEC CERTAINS PARTENAIRES ET INSTITUTIONNELS

“Elle est folle, mais il faudrait être fou pour ne pas la garder dans son entourage ! Arrivée de Paris pour me vendre des cours de Validation d’Acquis, elle a cerné les manques que j’avais dans mon métier, notamment dans l’institutionnel. Avec moi, elle a monté Like This, sa boîte de Relations Presse. Elle est libre, de très bons conseils, elle a été là dans des grands moments de solitude ou d’inquiétude professionnelle.”

AURICULAIRE DROIT : RÉMY, SA «FAMILLE» EN RENFORT STAFF

«Le Rem’s» est salarié de l’agence. “J’ai rencontré sa bande des Deux-Alpes, tous des moniteurs, il y a 15 ans. Ils viennent en renfort technique et logistique sur tous nos events. Il y a Manu, la sagesse, Eric dit «tronpa», un mélange de Richard Bohringer et Vincent Lindon, Max son fils, la force tranquille, Fabio pour qui l’amitié est un lien fort et Juju, qui trouve la solution à tout avec bonne humeur.”

AURICULAIRE GAUCHE : CLÉMENT AU CRASH TEST

Pote de la toute petite enfance, copain de ski, de pêche, des premiers jobs d’été… avec qui Gaylord ne travaille pas. “Un jour peut-être… Clem est un fils d’agriculteur, simple, bon père, qui ne fait pas de vague. Il est bien loin de mon univers, mais justement, ça me fait un bien fou de partager des trucs avec lui et sa petite famille. Ce qu’il pense peut être l’avis de tout le monde. Si Clément n’aime pas, les gens n’aimeront pas.”

+ d’infos :
High Five Festival, du 5 au 7 octobre
highfive-festival.com