toi+moi+eux

hôtel 9
whitepod

par Fabienne Bachelard - 3 mai 2018

white or green ?

Envie d’une échappée un peu folle en montagne ? Les whitepods, drôles de cocons «écolo high-tech», vont vous plaire. Comme un bataillon de petits ovnis qui aurait atterri sur les pentes du chablais valaisan, ils revisitent de façon iconoclaste l’hébergement en altitude. Avec le lac Léman en ligne de mire...

C’est à 1400 mètres d’altitude, au pied des Dents du Midi et à quelques encablures du village des Cerniers, que cet hôtel d’un genre nouveau a semé ses dômes. Le concept est né en 2004, proposant un modèle d’écotourisme différent. Unique en son genre, à vrai dire. L’instigatrice du projet, Sofia de Meyer, avait d’abord commencé par installer quelques «pods» dans la station de Villars, dans les Alpes Vaudoises, avant de déménager aux Cerniers pour y trouver plus d’espace.

Puis, Patrick Delarive, businessman vaudois hyperactif et polyvalent, a repris les rênes de l’affaire. 13 ans plus tard, le complexe est monté en gamme et ses coques blanches virent au vert l’été, pour «limiter la pollution visuelle», se fondre dans le paysage quelle que soit la saison. “Au début, nous n’ouvrions que l’hiver. Quand il fait froid, les gens ont envie de se réfugier dans un cocon”, résume Emilien Sommier, Directeur de l’établissement. “L’été, nous sommes une destination d’extérieur, on va d’abord marcher, profiter de la terrasse avant de rentrer, c’était presque un nouvel hôtel à créer.” Mais cette diversification saisonnière booste la notoriété des pods, car le site reste exceptionnel, qu’il soit recouvert de neige ou de pissenlits.

MONTAGNE, SILENCE ET PANORAMA

Parce que ce n’est pas tous les jours qu’on peut s’immerger dans un décor relevant du fantasme alpin à l’état pur. Imaginez un peu : des tentes luxueuses au beau milieu d’un alpage surplombant la Vallée du Rhône - la version suisse, celle dans laquelle le fleuve - prend sa source.

A l’intérieur, un poêle qui ronfle dès qu’il fait frais, un duvet en plumes d’oie douillet, des peaux de bêtes... Un cocon pensé dans ses moindres détails, pour une déco dédiée à chaque pod, dans un esprit montagnard cosy. Ici, les hôtes doivent se sentir «comme dans un chalet» : quelques meubles d’antiquaire soigneusement choisis, des couvertures militaires vintage, des matelas moelleux et une salle de bains alimentée par de l’eau de source chauffée. Car ne l’oublions pas, la préservation environnementale reste une priorité.

LUXE ÉCOLO-COMPATIBLE

Plantés sur pilotis, ces pods «géodésiques» - structures sphériques composées d’un réseau de triangles - ont donc un impact réduit sur l’environnement et, à ce titre, ont déjà été distingués par plusieurs prix internationaux. “Le 100% est très difficile à atteindre, explique Emilien Sommier, mais notre approche est la plus éco-responsable possible et nous visons les technologies qui fonctionnent. Nous avons, par exemple, remplacé les fourneaux à bois par des fourneaux à pellets, qui proviennent de Suisse. Leur rendement est plus efficace, plus sûr et nous limitons ainsi nos émissions de CO2 . Nous avons également rendu notre système de tri plus efficace, notre compost est même quasiment communautaire car nos voisins peuvent venir en disposer.”

Et pour être cohérent, pas de clim, mais une aération manuelle et un ventilateur ; pas de moteur, on atteint son cocon après une marche d’une petite quinzaine de minutes depuis la réception ; peu de connectivité, réservée au pods luxe, mais ça tombe bien, a priori, on vient là justement pour déconnecter.

En décembre 2017, le village s’agrandit de trois nouveaux pods «suites» de 60 m2 - contre 40 jusque-là - déclinant chacun une thématique spécifique. Refusant les contraintes du classement hôtelier traditionnel, il n’est pas étoilé, mais offre un niveau de prestations très élevé. Preuve en est, et comble de l’exclusivité, 7 kilomètres de pistes et deux téléskis privés sont réservés à l’usage exclusif de la clientèle, histoire de partir le matin, skis aux pieds… ça, c’est juste au cas où la vue et l’originalité des lieux ne vous avaient pas encore décidés.

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© Whitepod
Fabienne Bachelard