toi mon toit

maison d'hôtes
lyon country house

par Estelle Coppens - 6 avr. 2020

par ici la vie de château !

CE CHÂTEAU MÉDIÉVAL PLANTÉ DANS UN BOIS ONIRIQUE JUSTE À CÔTÉ DE LYON, ÉTAIT TOMBÉ AUX OUBLIETTES DEPUIS 30 ANS. UN COUPLE VIENT DE LE RAMENER À LA VIE EN Y CRÉANT D’ÉPATANTES CHAMBRES D’HÔTES DANS UN ESPRIT « MAISON DE CAMPAGNE EN VILLE ».

A 15 minutes du centre de Lyon, à mi-flanc d’une rue pentue de Caluire-et-Cuire, un imposant portail vert. Il s’ouvre pour laisser place à une allée d’arbres centenaires et à la bonne humeur de Jean-Maxime Carrier et Louise Breguet. Ce couple d’entrepreneurs avec enfants, déjà habitué à recevoir chez eux en appartement, a pris à bras-le-corps ce projet un peu fou de réanimer le château du Vernay, après trois décennies de pionçage intense !
Réveillé cet été, il combine une tour de garde, des suites d’hôtes et une cabane, sur un site en surplomb de la Saône qui envoie du lourd. Un sacré vieux beau que ce château de 450 m2, bâti au Moyen-Age, rénové au 19e siècle, puis en 1970, toujours blotti dans un parc de 3 hectares, à l’ère de l’urbanisation rampante, une aubaine.
Consultant dans le civil, Jean-Maxime se définit volontiers comme un «créateur de souvenirs». Ce «slasheur» devant l’éternel a également lancé le label solidaire et marque de vêtements «La Brigade de l’Amour». Quant à Louise Breguet, elle est architecte et co-fondatrice de «La Chance», une maison d’édition de mobilier. Il fallait bien cette expertise et surtout toute cette énergie et foi en la vie pour venir à bout des importants travaux de rénovation menés tambour battant en 8 mois, malgré pas mal de mauvaises surprises. On ne vous dit pas le nombre de mètres carrés qu’il a fallu rénover, meubler, en plus de l’abondante végétation à recoiffer en préservant son côté sauvage. Mais à l’arrivée, entre nature et pièces fortes vintage ou design, qui font le lien entre hier et aujourd’hui, il y a de quoi contenter les yeux et la détente, à l’intérieur comme à l’extérieur.

VOUS AVEZ DIT ATYPIQUE ?

L’ancienne tour de garde du domaine abrite désormais un appartement solaire de 100 m2, entièrement indépendant. Au rez-de-chaussée : cheminée en pierre qui réchauffe l’espace salon et la cuisine équipée chic-décontract’. Au premier, une vaste chambre double, vibrante avec son décor chiné. Au-dessus encore, au bout d’un escalier en colimaçon, un dortoir mansardé avec son espace un peu contraint aux airs de petite cabane, parfait pour caser les marmots.
Plus loin, dans ce qui constituait la maison du gardien, les proprios ont aménagé deux chambres d’hôtes séparées par un salon commun (70 m2). En contrebas, un sauna norvégien et un jacuzzi barbotent dans un ancien atelier remis à neuf, dont les baies vitrées s’ouvrent sur un jardin suspendu, agrémenté de fontaine, transats et mobilier en fer forgé blanc.

MA CABANE AU FOND DU (GRAND) JARDIN

Surprise du chef, en empruntant l’un des sentiers intérieurs de la propriété, si beaux dans les lumières changeantes de la marche des saisons, talus enivrés de crocus, on accède à la cabane contemporaine en bois. Lignes élancées et vue panoramique sur la Saône pour nuits totalement perchées. Dans ces mêmes bois, Paul Bocuse venait taquiner le gibier. Son Auberge du Pont de Collonges est située juste en face. Ce dernier aurait même songé à se faire ravitailler lors de ces escapades par tyrolienne ! Spéciale dédicace au master des cuisines : on vous livre les petits-déjeuners dans un panier que les cabanistes hissent jusqu’à eux au réveil, pour accentuer l’expérience «on décroche». Couchages pour quatre, kitchenette-salon et terrasse en lévitation dans les frondaisons pour un spectacle de couchers de soleil en premières loges, là-haut, qui fait vite oublier le léger bourdonnement des moteurs circulant tels des fourmis, en contrebas, le long de la rivière.

CHÂTELAINS D’UN JOUR

Les proprios habitent le château, mais une partie de ce dernier se privatise. Il s’agit de la grande salle dans laquelle trônent une table kilométrique et une captivante collection d’objets, à louer avec ou sans la cuisine attenante, où un chef peut officier si besoin...
Un bassin monumental en cours de relustrage, un potager- verger qui redémarre, une petite salle ciné en préparation... Les lieux ont tellement de facettes que les nouveautés vont continuer à s’échelonner : poules et moutons sont annoncés au printemps. Ils cohabiteront avec le bouvier bernois de la maison, véritable machine à câlins. Collectionneur de voitures anciennes à l’âge où d’autres se gavent de B-D, Jean-Maxime mettra aussi bientôt à la location sa petite flotte perso dont une sémillante Fiat 500, en plus de vélos électriques. On réserverait bien à l’année...

+ d'infos : http://lyoncountryhouse.com