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urbanisme
- centre hospitalier annecy genevois -

par Cécile Boujet De Francesco - 5 nov. 2019

sur la table des opérations

CRÉATION D’UN PLATEAU DE CHIRURGIE AMBULATOIRE, AGRANDISSEMENT DES URGENCES ET CONSTRUCTION D’UN BÂTIMENT DÉDIÉ À LA CANCÉROLOGIE... LE CENTRE HOSPITALIER ANNECY GENEVOIS VA SE DOTER, D’ICI 2021, DE 30% DE SURFACE EN PLUS. L’HEURE DES GRANDS TRAVAUX A SONNÉE ! LE BAL DES PELLETEUSES A COMMENCÉ...
Parvis ambulatoire

Après l’ouverture d’un nouvel ehpad de 130 lits et places à Saint-Julien-en-Genevois en juillet, le transfert en août des premiers patients de La Tonnelle dans un nouveau bâtiment de 230 lits et places à Seynod, la rénovation du service de dialyse ou encore la pose de la première pierre des futurs instituts de formation en soins infirmiers et des aides-soignants (Ifsi et Ifas) fin septembre, le Centre Hospitalier Annecy Genevois (Change) poursuit son développement avec trois gros chantiers.

DE NOUVELLES GREFFES

D’ici 2021, la plus importante structure hospitalière haut-savoyarde (4 575 collaborateurs en 2018) devrait, en effet, être équipée d’un plateau ambulatoire pour la chirurgie et les actes interventionnels sous anesthésie « upgradé », d’un bâtiment sup- plémentaire pour abriter les urgences et d’un pôle dédié à la cancérologie flambant neuf. Soit 30% de la surface actuelle en plus et une facture de 228 millions d’euros, uniquement pour la partie travaux, réglée par le Change avec ses propres sous et emprunts. Pour alléger la note, des discus- sions avec l’Agence régionale de santé sont en cours. “Ces grosses opérations se justifient par le développement de l’activité du Change et par le fait que l’on se trouve dans un bassin de population en croissance constante”, explique Vincent Delivet, directeur du Change depuis mars 2019. “Il faut bien penser que l’hôpital, qui semble récent pour beaucoup (ouverture en 2008) a été réfléchi il y a une vingtaine d’années, peut-être même plus. Depuis, le Change a pris une nouvelle envergure avec des spé- cialités que l’on retrouve habituellement dans des centres hospitalo-universitaires ou de très gros établissements (chirurgie cardiaque, neurochirurgie), des activités nouvelles, des équipes médicales très jeunes et très compétentes.”

 

ORDONNANCE BIEN ORDONNÉE...

En complément de ce vaste programme, des opérations de moindre envergure sont menées ou encore en gestation : extension de la pharmacie, transfert du service néphrologie, installation d’un IRM 3 Tesla, réorganisation du site dédié à la psychiatrie. Sans oublier, à plus long terme, la restructuration du service de cardiologie (fin 2021/début 2022), la modernisation du site de Saint-Julien-en-Genevois, ou encore, dans un avenir encore plus lointain, des projets sur les soins palliatifs et la procréation médicalement assistée. Ces chantiers sont, pour l’hôpital, l’opportunité de mener une réflexion sur son fonctionnement. “L’établissement est aujourd’hui très tendu au niveau de ses capacités d’accueil, il faut que l’on améliore les choses”, reconnaît Vincent Delivet. Illustration : l’extension des urgences s’accompagne d’une réorganisation complète du service.
A terme, les enfants seront orientés vers des urgences pédiatriques localisées au pôle femme-mère-enfant. Plus de 20 000 passages (sur les 101 325 enregistrés en 2018) justifient ce choix, d’après Marie-Pierre Mariani, directrice des opérations. “Cela permet de différencier les flux, d’éviter le croisement de publics qui sont dans des prises en charges différentes, de mieux structurer les réponses et donc de mieux répondre à l’urgence”, complète-t-elle. Un hôpital qui décide donc de soigner davantage son accueil, car comme on dit: ordonnance bien ordonnée commence par soi-même, non ?

Ambulatoire bloc opératoire / Canceropôle
© Agence Chabanne / © Actophoto - Régis Bouchu